Sophie et Antoine, parents de deux enfants installés près de Lyon, ont pris en 2024 la décision de ne plus prendre l’avion pendant un an, quelle que soit la destination de leurs vacances. Un an après, ils tirent un bilan nuancé de cette expérience.
Des découvertes inattendues plus proches de chez soi
« On pensait devoir sacrifier nos envies de dépaysement, raconte Sophie. En réalité, on a découvert des régions qu’on n’aurait jamais explorées si on avait pris l’avion par réflexe : les Cinque Terre en train depuis Lyon, le Pays basque espagnol en voiture, les Cévennes à deux pas de chez nous. » Le couple estime avoir visité autant de destinations différentes que les années précédentes, simplement plus proches et souvent moins fréquentées.
Le vrai renoncement : les très longs courriers
Antoine reconnaît toutefois une frustration : « Le vrai sacrifice, ce sont les destinations lointaines — l’Asie, les Amériques — qu’on a mises entre parenthèses cette année-là. On ne s’interdit pas d’y retourner un jour, mais on privilégiera des séjours plus longs et moins fréquents plutôt que des allers-retours courts. » La famille a depuis reconduit sa règle, avec une exception annuelle négociée pour un long voyage tous les deux ou trois ans plutôt qu’un interdit permanent.
Voyager autrement, un choix à la fois
Qu'il s'agisse du mode de transport, du type d'hébergement, de la saison choisie ou de la destination elle-même, chaque décision pèse sur l'empreinte réelle d'un voyage. Comprendre ces mécanismes permet de continuer à découvrir l'Europe, avec plus de discernement et moins d'impact sur les territoires visités.
Pour aller plus loin
- Comparer les modes de transport disponibles avant de réserver un trajet
- Vérifier la date de certification d'un écolabel avant de faire confiance à un hébergement
- Envisager une destination ou une saison alternative aux hotspots saturés
- Partager ces repères avec vos proches avant de préparer un prochain séjour